Yi Jing, pour lâcher prise et penser autrement

Parfois pour lâcher prise, il faut sortir du contexte quotidien et laisser l’esprit revenir à la poésie. Le Yi Jing est une méthode de la Chine antique pour explorer différemment notre réalité et faire émerger des réponses, des solutions que l’on garde sous le couvercle de nos crânes. Penser autrement, c’est la clé de notre cage mentale.

Pas de demandes = pas d’action

Aujourd’hui, une personne est venue pour une séance d’hypnose avec pour objectif savoir se repositionner dans son couple. A chaque fois qu’elle veut aider son mari qui cumule, depuis quelques années, problèmes de santé et tensions professionnelles, celui-ci l’ignore ou se fâche. Je lui ai suggéré que peut-être que la réaction de son mari était normale. S’il n’y a pas de demande de la part de celui-ci alors elle n’a aucune action a engager. C’est bien connu ; les conseils non sollicités sont souvent malvenus, surtout dans un couple. Ma cliente n’était visiblement pas prête à entendre ce discours. Même sous hypnose, elle tournait en boucle sur ce qu’elle devait faire, trouver une solution.

Faire un pas de côté

Alors, pour l’aider à se décaler du problème je lui ai proposé de travailler avec Yi Jing. Comme les textes du Yi Jing sont très « chinois », souvent obscurs quand on ne maîtrise pas la langue et que l’on est pas sinologue, je m’appuie sur le livre d’Arlette de Beaucorps et de Dominique Bonpaix : « Le Yi Jing, pratique et interprétation pour la vie quotidienne ».

Elle a écrit la date, écrit sa question : comment peut-elle aider son mari ? et je lui ai fait lancer les pièces pour établir l’hexagramme de la réponse. Bref, elle obtient comme réponse :

Jugement associé :

« La femme se marie / Ouverture / Ténacité profitable »

grande image associée :

« Sur la montagne, il y a un arbre / Progresser pas à pas / L’être accompli ainsi en demeurant dans une attitude irréprochable améliore les mœurs de tous les jours »

Et voici l’interprétation des spécialistes Arlette de Beaucorps et Dominique Bonpaix : « le pas en arrière fait partie de l’avancée grâce à l’endurance, la patience, la constance. Ne pas se laisser abattre. Rester constamment en accord profond avec soi-même permet d’influencer de façon exemplaire les usages et coutumes du quotidien. La progression n’est ni trouble ni subit. Au cœur de « Progresser pas à pas » se trouve une dynamique de remise en ordre. Le pas en arrière garantit la progression. »

C’étaient exactement les mots dont elle avait besoin pour arrêter de s’obliger à trouver une solution là où un processus qui n’est pas de son ressort est déjà en cours. Et elle a compris, que la meilleure façon d’aider son mari, pour le moment, c’est simplement d’ être là sans chercher à changer quoi que ce soit. Être là, être elle-même. Bref, lâcher prise.