Shiatsu et syndrome de l’intestin irritable

Le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII) ou encore du Côlon Irritable (SCI) regroupe un ensemble de manifestations plus ou moins fortes et invalidantes en relation avec une perturbation fonctionnelle de l’intestin. L’organe lui-même ne présente pas de lésions ou anomalies anatomiques.

Les perturbations et douleurs dues au syndrome de l’intestin irritable sont suffisamment importantes pour que les personnes qui en souffrent soient amenées à consulter des spécialistes.

Les examens approfondis (endoscopie, IRM, analyse de sang…) vont permettre de vérifier l’état de l’organe et sont en général rassurants. Cependant, ils ne donnent pas donnent pas d’explications sur les causes du problème rendant sa résolution difficile. Les principaux symptomes de ce syndrome sont :

  • Douleurs et spasmes abdominaux entrainant un besoin urgent d’évacuer
  • Diarrhée ou inversement constipation ou irrégularité des selles
  • Gonflement de l’abdomen ou ballonnements douloureux
  • Difficulté à maîtriser l’urgence de se rendre aux toilettes
  • Douleur, impression de brûlure dans le rectum

D’autres symptômes, apparemment sans relation directe avec le gros intestin, sont fréquemment présents : maux de tête, douleur lombaires, envie fréquente d’uriner, fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, acouphènes,indigestion, nausées, respiration courte, état anxieux voire dépression. On observe des symptômes similaires chez des patients souffrant d’autres syndromes sans explications médicales comme la fatigue chronique, la fibromyalgie ou la dyspepsie fonctionnelle, suggérant qu’ils sont tous la manifestation d’une altération de la sensibilité interne affectant l’individu dasn son ensemble : corps et psychisme.

Source : IBS Network janvier 2014 – http://www.theibsnetwork.org

Mes observations

Je reçois régulièrement, depuis plus de deux ans, des personnes diagnostiquées comme souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable. Le Shiatsu assouplit les muscles de l’abdomen. Il intervient en même temps sur les organes et les méridiens concernés par les déséquilibres. Les méridiens en cause vont être, le plus souvent : les méridiens du gros intestin, du poumon, de l’intestin grêle, de la rate et du foie.

Dès la première séance, elles ont constaté une amélioration certaine : moins de crises et des crises moins douloureuses. Dans 2 cas, elles sont passées par une phase inconfortable dans les 12 heures suivant la séance avec le déclenchement d’une petite crise de courte durée.

Dans tous les cas de SII, je préconise une seconde séance dans les 3-4 semaines suivant la première : le protocole de cette séance est variable selon les modifications obtenues. Cette seconde séance ancre plus durablement les effets du Shiatsu. Pour certains cas, nous avons du prévoir une 3ème séance 6 semaines plus tard puis une 4ème deux mois après pour afin aboutir à un suivi normalisé en Shiatsu d’une séance tous les 3 mois. Pour la majorité des cas, nous avons pu espacer les séances à deux puis trois mois dès la seconde visite.

A moyen terme, le fonctionnement de l’intestin est plus proche de la normale et l’hypersensibilité rabaissée. Et, ne plus, les symptômes « collatéraux » tels que maux de tête récurrents, douleurs dorsales et fatigues s’atténuent jusqu’à disparaître.

Les SII recevant des Shiatsu régulièrement vivent leur ventre d’une façon beaucoup plus simple et normale qu’auparavant. Cependant, leur intestin reste plus sensible que pour la plupart d’entre nous.

Une étude pilote du syndrome de l’intestin irritable

En 2014, à l’hôpital de Wansbeck (Angleterre) une étude pilote sur les effets du shiatsu sur les patient souffrants du Syndrome de l’Intestin Irritable a été mise en place. Deux questionnaires portant sur la qualité de vie des patients ont été administrés. Un avant et une second après les 8 séances de shiatsu en 6 mois d’étude. L’un est plus spécifique au SII (le IBS-QL ) et l’autre plus généraliste (le SF-36). Il ressort des réponses à ces questionnaires une réelle amélioration de la qualité de vie des patients . Cependant, le nombre trop faible de participants à l’étude ne permet pas de généraliser ces conclusions encourageantes. (cf. article Shiatsu, essai et études)

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