Sans gluten, sans lait, sans viande …

 

Je reçois beaucoup de personnes qui définissent leur alimentation comme « sans » ceci ou cela. Cependant, elles souffrent quand même de maux chroniques : douleurs articulaires, douleurs intestinales, crampes à répétition, fragilités ORL… Porter de l’attention à ce qui nous nourrit, c’est primordial. Supprimer une catégorie d’aliment n’est pas anodin, il faut vraiment rééquilibrer son alimentation de façon globale pour prévenir les carences qui pourraient en découler.

Interrogez-vous sincèrement avant de décider d’arrêter tel ou tel aliment ou type d’aliments. Soyez certain de le faire de façon raisonnée et non pour suivre une mode ou parce que vous avez lu quelque part sur la toile ou dans les magazines que la cure sans « … » ou exclusivement à base de « … » , c’est révolutionnaire.

Parmi les questions à se poser : pourquoi est-ce que je ressens le besoin de modifier un peu ou radicalement mon alimentation ? pour aller mieux ? pour être en accord avec mes convictions éthiques, écologiques ou religieuses ? qu’est-ce que je dois/je peux changer ? de façon définitive ou pour un temps seulement ? à quel moment est-il le plus judicieux d’opérer ce changement ? qu’est ce que ça va changer pour moi dans mon organisation quotidienne, dans mon approvisionnement, dans ma façon de cuisiner ?

Dans ce post, je reviens sur  la question  de la suppression de 3 grandes catégories d’aliments.

Produits animaux

poissonsLes humains sont des mammifères omnivores. Ce qui ne signifie pas manger tout et n’importe quoi. Un régime omnivore se compose principalement de végétaux et occasionnellement seulement d’œufs, de viande ou de poisson. Si on remonte dans le temps, la nourriture d’origine animale était difficile à obtenir ; la vraie chasse est dangereuse et plus tard l’élevage difficile et coûteux. Donc, pour la plupart, les protéines animales ne sont dans l assiette que lorsqu’une opportunité se présente. Les méthodes d’élevage intensives ont rendu ces matières plus accessibles mais aussi de moins bonnes qualités nutritionnelles et énergétiques. Les conditions de vie des animaux, leur alimentation, les médicaments, le manque de respect de leurs besoins vitaux (espace, hygiène, reproduction ) ont un impact direct et indirect sur nous. Nous pouvons consommer occasionnellement de la viande, des poissons ou des œufs à condition d’être sûrs de leur provenance, des soins qui leur ont été prodigués, du respect des périodes de reproduction, de chasse et de pêche…

Côté santé : nous pouvons choisir de nous passer de produits animaux en veillant àoeufs bien diversifier son alimentation végétale. Mais attention, dans beaucoup de recettes végétarienne vous allez trouver comme substituts aux protéines animales des aliments qui ne poussent pas dans notre environnement (avocats, noix de coco, noix de cajou, bananes, baies de goji etc…)  et ne correspondent donc pas à notre énergie en plus d’être polluants. Être vegan, c’est bien à condition d’être cohérent. Le respect des animaux passe aussi par le respect de la nature dans son ensemble en tous points du globe. Il faut utiliser des alternatives locales : les légumes et fruits locaux de saison, les lentilles, les haricots secs et autres pois chiches ou cassés, les noix, les amandes, les noisettes, les céréales complètes les plus locales possibles, les huiles végétales. Nous nous accorderons une fois de temps à autre, pour le plaisir, en ayant conscience du moment et sans culpabiliser, un fruit ou un légume plus exotique.

Le cas particulier du lait

« Je ne bois plus de lait de vache, que du lait de chèvre « . Et bien, c’est du lait quandlait_bidons même ! Si vous êtes intolérant au lait, c’est à TOUS les laits et produits laitiers. Par quoi le remplacer ? Drôle de question. Réponse : par rien et par tout. Le lait existe pour nourrir les bébés mammifères le temps qu’ils puissent diversifier leur alimentation (avoir des dents, être capable de chasser, avoir un système digestif suffisamment mûr pour travailler plusieurs types de végétaux etc.). Donc le lait de vache pour les veaux, le lait de femme pour nos bébés. Pas de lait pour les humains de plus de 4 à 5 ans.

Côté santé : normalement, pas de lait ni produits laitiers pour les adultes. Surtout si je suis intolérant au lactose. Mangeons équilibré, varié et ça suffira à nous apporter le calcium dont nous avons besoin. Les vaches ont des os solides, a priori pas de carence, pas de problème d’ostéoporose et ne boivent pas de lait ! Encore une fois, si on tolère le lait (le cas général des occidentaux), on a le droit de se faire plaisir de temps en temps avec un bon fromage, un peu de crème etc. Mais ça ne doit pas faire partie de notre régime alimentaire quotidien.

Le gluten

Pâte à painC’est du cas par cas. Si vous êtes intolérant au gluten, n’en mangez pas mais si vous le tolérez, ne changez rien. Comment est-ce que je sais que je suis intolérant au gluten ? C’est un diagnostic pas toujours évident à poser. La maladie cœliaque (intolérance au gluten) va avoir des symptômes variés qu’elle va partager avec d’autres pathologies digestives. Le plus souvent le sujet va souffrir de ballonnements intestinaux, d’un transit perturbé (constipation ou diarrhée ou alternance des deux) qui peuvent aller du simple inconfort à la douleur quasi permanente. Cette intolérance, outre les douleurs abdominales, va gêner le métabolisme digestif et donc l’absorption de plusieurs type de nutriments comme le calcium, le fer, certaines vitamines créant des carences plus ou moins importantes avec des répercussions sur la peau, les muscles (crampes à répétition), problèmes osseux, perturbation du cycle… Le piège, c’est que ces symptômespixabay_gratuit_dessin_intestin_intestine-2970172_1280 peuvent être générés par des pathologies autres. En cas d’un faisceau de convergence, il est important de consulter son médecin ou même de voir un gastroentérologue pour être sûr de ne pas passer à côté d’une maladie plus grave, vérifier qu’il s’agit bien d’une maladie cœliaque et ensuite, si nécessaire, supprimer le gluten, en étant suivi. Souvent, le médecin prescrira des compléments alimentaires pour éviter des carences, de façon préventive. Dans les faits,  on peut tout à fait suivre un régime sans gluten (qui consiste « simplement » à éviter tout produit contenant du blé, de l’orge ou du seigle) sans développer de carence à condition de s’alimenter correctement avec des légumes contenant du calcium et du fer et des fruits frais et de vérifier régulièrement qu’aucune carence n’apparait. Il probable qu’il faille arrêter de consommer la plupart des plats cuisinés industriels, mais ça, si vous vous interrogez sur votre alimentation, vous l’aurez déjà fait. C’est la base. Les douleurs abdominales disparaissent très vite après la suppression du gluten si l’intolérance en est bien la cause et l’état général de santé s’améliore dans la foulée. Si les douleurs persistent c’est qu’il ne s’agit pas d’une intolérance au gluten. Si le gastroentérologue ne constate rien d’anormal dans votre ventre, il est fort probable que la source de vos problèmes soit ailleurs (pas forcément fonctionnelle et/ou anatomique) et qu’il faille avoir une approche plus globale, comme le shiatsu par exemple, qui prendra aussi en compte l’aspect énergétique et émotionnel.

Dans tous les cas, que vous ayez des intolérances ou non, des interdits alimentaires ou non, privilégiez la qualité des vos aliments et un paramètre qui passe trop souvent à la trappe quand on doit se conformer à un régime : LE PLAISIR.

 

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